Yvelines : violente agression homophobe, un homme de 18 ans grièvement blessé

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Un jeune homme, originaire du quartier, a été passé à tabac par un délinquant qui était interdit de présence dans la ville.

Cette agression homophobe d’une rare violence s’est nouée dans un quartier sensible de la région parisienne. Un adolescent de 17 ans a été déféré ce jeudi devant un juge pour enfants de Rouen (Seine-Maritime). Il devrait être mis en examen pour avoir passé à tabac un jeune homme de 18 ans en raison de son homosexualité, le 2 février dernier à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines).

La mâchoire brisée

Il est 19 heures ce jour-là dans la cité de La Noé lorsque la victime discute avec quelques amis dans la rue. Son agresseur s’approche d’eux. « Ils se connaissaient pour avoir fréquenté le même établissement scolaire, précise une source proche de l’affaire. Et notre victime ne cache à personne dans la cité ses préférences sexuelles. Ce jeune avait subi jusqu’à présent quelques insultes. Mais il était parvenu à gérer ces agressions verbales ».

Ce soir-là, les propos homophobes et les menaces fusent de la part de cet ex-camarade de classe. Celui-ci finit par se jeter sur la victime et lui distribue une série de coups de poing au visage avant de lui donner un coup de pied alors qu’il est tombé par terre. Le jeune homme est gravement blessé. Les forces de l’ordre arrivent et les pompiers le conduisent à l’hôpital avec des dents et la mâchoire brisée. Le suspect, lui, s’est envolé.

L’agresseur avait interdiction de se rendre dans la commune

Les enquêteurs du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine mènent l’enquête dans le quartier et trouvent des témoins qui corroborent les déclarations de la victime. Mais omerta oblige, ils refusent de témoigner à visage découvert dans la procédure. L’agresseur est identifié comme un ancien habitant de la cité qui vit aujourd’hui à Rouen. Il a été éloigné par la justice dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants avec interdiction de fréquenter la ville. La géolocalisation de son téléphone portable indique pourtant qu’il était bien sur les lieux à l’heure des faits.

Mercredi, les forces de l’ordre ont interpellé le suspect à son domicile avant de le placer en garde à vue. Lors des auditions, il a nié toute implication dans cette affaire et même contre toutes les évidences. Durant la confrontation, la victime qui a reçu 30 jours d’incapacité totale de travail (ITT) et souffre encore d’un grave traumatisme psychologique, l’a reconnu formellement et a maintenu sa déposition.