Tout ce que la bagarre Booba vs Kaaris nous a appris

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Alors, qu’est-ce que cette rixe folklorique nous aura appris au final ? Et bah pas mal de choses si on y réfléchit bien.

Le clash était vraiment sérieux

Si on fait un rapide flashback, ça donne :

- Booba et Kaaris collaborent tranquillement à partir de 2011, connectés via le producteur Therapy. Cela donnera des apparitions dans des clips et trois morceaux, Criminelle League, L.E.F et bien sûr Kalash.

- En 2014 il semble y avoir un froid puisque l’un comme l’autre cessent de se complimenter via leurs interviews respectives (ça ressemble à une embrouille de chanteuses de RnB dit comme ça, mais on ne se moque pas) et en mars, suite à un freestyle de K2A jugé comme une attaque, Booba démarre les hostilités. Sur instagram. Kaaris répond à son tour. Sur instagram.

- Et ça dure depuis 4 ans.

Cette opposition, exceptée une vidéo qui parlait de boire du sang et d’enfoncer toutes sortes d’objets dans un orifice non prévu à cet effet, s’était cantonnée à des montages photos, des jeux de mots pourris et des piques par interviews interposées jusqu’ici, du coup des grands optimistes pensaient qu’il n’y avait pas tant d’animosité que ça entre les deux artistes. C’est balot.

 

Notre jeunesse a du talent

Pour des hobbys de merde, certes, mais ça compte quand même. Si on cumule tous les ralentis, zooms, arrêts sur image, les comparaisons des différents angles de prise de vue, les commentaires très techniques et les analyses de combat des uns et des autres, on a toute une génération qui a une capacité d'attention bien supérieure à la moyenne, et qui n'a pas attendu que l'expression soit à la mode pour maîtriser le fameux « fact-checking », allant jusqu'à dérusher les caméras de surveillance. Bon après, tous ceux qui ont connu l'époque des leaks de certaines sextapes savaient qu'il n'y avait pas de souci à se faire de ce côté : quand le sujet passionne, la recherche du détail et de la vérité est là. Et de la même façon, les internautes se sont à nouveau plaints de l'amateurisme de ceux qui filmaient, déplorant les cadrages approximatifs et le manque de qualité. Le jour où ils seront aussi exigeants avec la musique des artistes qu'avec les vidéos de leur baston, le rap connaîtra sans doute un nouvel âge d'or.

 

Les bastons de rappeurs sont toujours aussi comiques


On ne sait pas bien si c'est la façon de filmer, les réactions à chaud des protagonistes, celles des spectateurs, le fait que ce soit des célébrités ou simplement le gros cafouillage que ça donne à chaque fois. Mais le fait est que le mélange de pathétique, de surprise et de violence donne à ce genre d'embrouille un côté sketch involontaire assez fou. Après c'est aussi une question de bruitage, de décor et d'attitude : une bagarre ce n'est pas quelque chose de drôle naturellement, mais quand tous ces éléments sont réunis, il ne manque plus que la musique de Tex Avery, de Benny Hill ou des Tiny Toons et ça devient illico cartoonesque.

 

Toute occasion est bonne à prendre


On peut disserter des heures sur qui a le mieux géré cette situation folklorique mais a priori deux hommes providentiels se détachent du n'importe quoi généralisé. Le premier est un ado, qui a directement snappé une prise de l'affrontement mais qui n'a pas lâché la vidéo tout de suite. Il s'est contenté de montrer sa tête en exigeant de l’argent en échange de ses images en exclu. Si ça c'est pas du grand reporter en devenir, je ne sais pas ce que c'est.

Vient ensuite celui que l'on pourrait appeler le Mbappé d'Orly, qui n'avait rien à voir avec toute cette histoire mais qui a su saisir son moment et profiter de la panique générale pour voler un parfum dans le plus grand des calmes.

Un autre n'a pas eu le réflexe de faire du shopping mais a ramassé un trophée de guerre : la casquette de Kaaris. On imagine que quand les historiens se pencheront sur ces événements sans précédent, cet artefact rarissime pourra être vendu aux enchères.

 

Les réactions sont prévisibles

On sait tous ce qui va se passer dans les prochains jours. Tout ce joli petit monde va poursuivre ses fascinantes aventures sur instagram, chacun va clamer la victoire en se surpassant niveau utilisation d'arrêts sur image et de vidéos coupées, soit pour souligner que résister quand on est en infériorité numérique c'est tip top, soit pour expliquer qu'untel a défoncé untel et pis c'est tout.

Du côté des fans c'est exactement la même chose puisque chaque camp s'est persuadé dans les 5 minutes qui ont suivi la mise en ligne des premières vidéos que son rappeur préféré était le plus fort. Toujours avec des photos, vidéos et montages pour les plus doués. On notera qu'on arrive donc au point où les rappeurs se comportent eux-même comme les pires de leurs propres groupies, et on en conclura ce qu'on en voudra. Il faut ajouter la frange nocive des puristes qui sort toujours de son trou pour rappeler que quand même, à l'époque ça se passait pas comme ça. Certes ça n'a aucun sens mais ils vivent souvent dans le déni et considèrent que Joey Starr vs l'hôtesse ou Expression Direkt vs Busta Flex, ça n'a jamais existé. Dans le même registre on a aussi les complotistes qui pensent que tout est faux et qu'il s'agit donc d'une impeccable mise en scène avec la complicité des 2 rappeurs, de ceux qui filmaient et probablement de l'aéroport tout entier.


Viennent enfin les politiciens. Là c'est difficile de deviner jusqu'où ça va aller dans la mesure où ils ont déjà fort à faire en ce moment avec leurs propres vidéos d'attardés amateurs de baston en public mais on prend le pari que certains vont se distinguer en expliquant que le rap français est un danger pour la sécurité des aéroports, du ciel, des oiseaux et de la France en général. A l’extrême droite, ça a déjà commencé. Heureusement Nabilla veille au grain. D'ailleurs, et les célébrités dans tout ça ? Si la plupart des rappeurs sont silencieux à quelques exceptions près (le sibyllin et le bourrin), d'autres artistes tentent le coup mais c'est risqué : Sidiki Diabaté a soutenu Booba et s'est fait accueillir par une rafale de commentaires assez discourtois, Vianney et Michael Youn ont essayé de faire de l'humour pour le même résultat. Seul un ancien combattant MMA a tiré son épingle du jeu, parce que la bagarre.

 

La presse généraliste est toujours aussi réactive

...Et toujours aussi peu inspirée. Le rap français et les médias du pays, c'est une longue histoire faite de quelques hauts et d'énormément de bas. Mais il est certain que même lorsqu'un artiste bat des records de ventes, fait un concert événement, ou, soyons fous, sort simplement de la bonne musique, ça n'intéresse personne. A l'inverse, il suffit que deux bourrins improvisent un pogo pour que, dans l'heure, tout le monde en parle. Ainsi on avait l'info en bandeau de news sur BFM (avant de se transformer en « alerte info ») et un article du Parisien dès 16h, même un type du Monde se demande si ce serait-y pas l’occasion de faire un super récap des clash de Booba, le JT de TF1 a ressorti l’intitulé légendaire « quand le rap dérape », etc. On sent que c'est l'été et qu'une bande de noirs connus qui se piétinent moins de trois semaines après la coupe du monde c'était inespéré. Comme prévu ça donne des articles et des flash infos assez cocasses, notamment chez Le Figaro, LCI et CNEWS qui titrent « Qui est Kaaris, le rappeur qui s'est battu contre Booba ? » (ce n'est pas une vanne, le titre est littéralement le même sur les 3 médias) ce qui est à mi-chemin entre « qui est Orelsan, le rappeur attaqué pour misogynie » et « qui est Emmanuel Macron, le mec qui est sorti avec sa prof de français ». Et forcément, Christophe Barbier s’est fendu d’un édito d'arriéré dont il a le secret, avec des lyrics piochés au hasard en guise de conclusion et même une citation attribuée à Booba alors que c'est du Damso, parce que ce serait con de passer pour un perfectionniste. Cerise sur le gâteau : ces personnes ne connaissant rien du monde du rap 364 jours sur 365, ils appellent tout leur répertoire pour trouver un expert de dernière minute. Même l’auteur de ces lignes, c’est dire s’ils sont en galère.

 

Bien d’autres ont été sollicités, dont Mehdi Maizi qui n’était pas franchement emballé, ou encore le journaliste Fred Hanak  : « j’ai eu un message d’un journaliste d’une chaîne d’info qui me demandait de le rappeler. Ses paroles étaient un peu vagues : il m’a demandé si je voulais venir témoigner, il a dit ‘’j’ai pas lu votre livre mais est-ce que vous parlez de ce genre de phénomène dedans ?’’ alors que le bouquin date de 2007 et était centré sur la musique. C’était un peu maladroit, il a dû lire 3 lignes dans Google, ça se voit que c’est la course pour eux. Il me disait qu’un taxi viendrait me chercher jeudi matin pour aller sur leur plateau. On m’a ensuite passé une autre personne qui s’occupait du côté technique et qui m’a dit « on peut aussi vous envoyer un journaliste sur place, vous habitez à Corbeil, c’est parfait, on pourrait vous filmer devant un bar ou une cité, pas de problème » (soupir) Je leur ai dit que c’était impossible et que si encore c’était un vrai débat digne de ce nom pendant une heure avec de l’analyse et du temps pour parler, pourquoi pas, mais aller sur un plateau faire le clown ou l’expert qui leur sert de caution quand ça parle de rap une fois tous les 2 ans pour une histoire idiote, c’est mort. J’ai aussi eu quelqu’un d’un gros hebdomadaire people, que j’ai carrément pas rappelé, j’ai effacé le message direct tellement ça m’a énervé. Le message c’était juste « est-ce que vous pourriez venir parler de violence dans le rap ». Happy end : ce n'est finalement pas un journaliste mais Rost, ancien rappeur qui a accepté toutes les invitations. Assez ironique pour tous ceux qui se souviennent que le bonhomme a signé dans sa folle jeunesse un fabuleux morceau où il explique la préparation d'un viol collectif, m'enfin quand on est une rédaction qui ne comprend rien à rien, on fait avec ce qu'on a.

 

Enfin, il y a ceux qui n'ont pas su gérer la pression de leur rédac-chef et qui, dans la confusion, ont pris une photo au pifomètre sur Google images en tapant « booba clash », quitte à ce que le résultat n'ait plus aucun rapport avec quoi que ce soit.


Booba et Kaaris ont su garder leur âme d'enfant

Des gens un peu coincés pourraient se dire qu'il est regrettable de voir deux pères de famille de respectivement 38 et 42 ans se sauter dessus en public, mettre leur live du soir en péril, prendre le risque d'être banni de certaines compagnies aériennes et ultra fliqués à l'avenir dès qu'il s'agit de prendre un vol, sans parler des boutiques qui peuvent aussi les attaquer. Alors est-ce que c'est lamentable ? Oui, comme toutes les bagarres du monde. Mais c'est aussi super divertissant, au moins autant que la vidéo de la pelle de Rohff, le debrief de Gab'1 après son embrouille avec Kery James et tant d'autres moments Nutella devenus de grands classiques du rap français.

Ainsi, Booba aurait pu prendre le temps de chercher du parfum Unkut pour lier l'utile à l'agréable mais non, il a su rester simple et attraper le premier flacon venu, ou peut-être qu'aucun Duty Free n'a jamais investi dans quoi que ce soit de marque Unkut, on ne sait pas. Kaaris aurait pu ne faire aucun effort mais il a tenu à revenir pour le rappel en hurlant « eh glaçon ! » à son adversaire en voyant qu'il avait un sac de glace sur l'oreille. Le sens du spectacle c'est aussi ça et c'est quand même mieux que de se tirer dessus en laissant des proches et des fans endeuillés qui se sentent obligés d'arranger des remixes infâmes du type XXXTentacion feat Tupac.

 

Nos rappeurs sont enfin traités comme des stars

Si vous et vos amis décidez de vous cafouiller dans un aéroport, logiquement vous allez être stoppés très vite, mais il est probable que ce soit à coup de gazeuse, de matraque, si ce n'est pas un policier qui vous braque directement. On note donc que les deux équipes présentes ont eu droit à un traitement 5 étoiles puisque les autorités les ont à peine touchées et qu'ils ont eu l'élégance de leur laisser le temps de récupérer chacun dans leur coin. V.I.P. Autre détail qui ne trompe pas : même la presse internationale en a parlé en décrivant les protagonistes comme des stars du rap local. Elle est pas belle la vie ?

 

Il existe encore des gens qui s'inquiètent de l'image du rap français

Des esprits chagrins râlent sur la-mauvaise-image-que-ça-donne-du-rap, sauf qu'on est en France ; personne n’a attendu août 2018 pour mépriser cette musique et ses artistes. C'est pour ça qu'on a droit à des débats très profonds comme celui-ci, qui suscite d'ailleurs des réponses à sa hauteur :


Certes, c'est sans doute frustrant de faire le parallèle avec d'autres milieux et de constater qu'à chaque fois qu'une vedette de télé-réalité poignarde son compagnon, qu'un rockeur bat sa femme à mort, qu'une popstar se noie dans son propre vomi suite à une overdose ou qu'un cinéaste joue à touche-pipi avec une mineure cela ne provoque pas ce genre de questionnement existentiel sur l'ensemble de sa profession. Mais bon on commence à être plus qu’habitué alors autant sortir les popcorns et continuer de profiter du spectacle sans faire des leçons de morale à tout bout de champ.

 

Les rappeurs en clash ne vérifient pas leur destination commune

On peut évidemment déplorer une mêlée ouverte en pleine zone duty free d'un aéroport, surtout en période d'arrivées et de départs en vacances. Vous êtes en famille, vous vous demandez si ce serait sympa de se laisser tenter par l'achat de cette bouteille de cognac à prix détaxé et tout d'un coup un mix entre Pif & Hercule et un remake amateur de 300 se produit sous vos yeux, c'est un peu embarrassant. Mais ça aurait pu être bien pire. En effet Booba et Kaaris embarquaient pour se rendre tous les deux à Barcelone (on ne relèvera pas le fait qu'il s'agissait d'un vol à bas prix, c'est pas la question), où chacun était booké pour un showcase. Ce qui veut dire qu'il est fort probable qu'ils soient sur le même vol et qu'ils l'ignoraient, ou s’en foutaient. Ce qui veut dire que s'ils ne s'étaient pas croisés au sol, la même scène aurait eu lieu à 30 000 pieds d'altitude. En fait non, oubliez tout ça, ça aurait été encore mieux : en plus de permettre enfin à la légendaire saga Y'a-t-il un pilote dans l'avion d'être une trilogie, vu le nombre de cogneurs impliqués il est probable que l'appareil se pose, comme c'est souvent le cas lorsque l'on ne peut pas maîtriser des passagers. On aurait donc eu des news « l'altercation entre Kaaris et Booba force un avion à se poser en catastrophe » et ça aurait été un moment historique pour le rap français.

 

La sécurité d'un aéroport en plein état d'urgence, c'est pas encore ça

Cela n'aura échappé à personne, la France est toujours sous état d'urgence, c'est à dire des dispositifs de sécurité renforcés un peu partout mais particulièrement dans les lieux publics. Parmi les lieux publics les plus surveillés, on compte bien sûr les aéroports ; si vous avez voyagé récemment vous avez forcément dû croiser plus de militaires armés et de policiers qu'il y a 10 ans. Malgré tout ça, ce qui ressemble fort à une douzaine de personnes a réussi à se bastonner joyeusement pendant 15 minutes avec très peu de considération pour le décor, les autres voyageurs et le mobilier environnant. Résultat c'est tout le Hall 1 d'Orly qui a été fermé pendant un temps, avec les retards de décollage que ça implique.

 

Le public aime le sang

Une étape décisive dans la vision que le public a des beefs a été l'arrivée d'internet et surtout des réseaux sociaux. On passait subitement de rivalités en cercle fermé à une arène à ciel ouvert où les fanatiques peuvent encourager leur favori à coups de commentaires, de montages et le plus souvent d'insultes, ça reste la base. Quant à ceux qui ne portent d'intérêt ni à l'un ni à l'autre des adversaires, ils se permettent en général de leur jeter des cacahuètes virtuelles à la gueule entre deux éclats de rire. Maintenant on sait que ce genre d'attitude se reproduit dans le monde réel. Entre ceux qui filment pour le buzz, ceux qui crient « vas-y baise lui sa mère », « il l'a baisé ou pas ? » et le classique « mais c'est qui lui en fait ? », tous les profils sont là et se donnent à fond.

 

Certains n'ont pas de chance

Ayons ici une pensée pour tous ceux qui d'une façon ou d'une autre ont subi les dégâts collatéraux de cette affaire. Il y a évidemment les voyageurs qui ont dû écouter patiemment la pire excuse du monde pour un retard d'avion à savoir « désolé madame y'a des rappeurs que vous connaissez pas en train de se battre dans le hall ». Mais aussi les organisateurs ou propriétaires des boïtes de Barcelone qui attendaient la venue des rappeurs, et tous ceux qui comptaient profiter de cette belle soirée.

Nous avons bien entendu Rohff : une histoire qui implique à la fois « Booba », « bagarre » et « Orly, 94 » dans la même phrase, c'est vraiment le destin qui se fout ouvertement de sa gueule, alors qu'il a attendu ce genre de confrontation pendant des années. Le rappeur en a donc été réduit à dénoncer la violence de son rival sur instagram, avant de tout supprimer, sans doute dans un élan de lucidité. N'oublions pas non plus Patrice Quarteron qui voulait lui aussi chopper le rappeur à casquette à son arrivée dans un aéroport, ainsi que Despo, auteur d'un clash récent contre le MC de Boulogne, qu'aucun média n'a relayé et que Booba n'a pas calculé. Parfois la vie est injuste.

Et enfin, il y a l'avocat Yann Le Bras, qui a été dérangé en plein mois d'août pour une énième affaire peu reluisante.

 

L’avocat de Kaaris, c'est Arash Derambarsh

Pour être plus précis, c'est ce mec. Un parcours édifiant puisqu'on asssiste à une trajectoire de politicien assez absurde avec comme point culminant son élection en tant que « président de Facebook » (cherchez pas, ça a autant de sens que quand DJ Khaled a dit que son single avait « cassé les serveurs d'iTunes »). Globalement on ne sait pas bien pourquoi il a jeté son dévolu sur Kaaris mais l'essentiel c'est que lui et Yann LeBras vont s'affronter dans une fascinante plaidoirie à base de « c'est lui qui a commencé/non c'est lui », dans l'unique but d'éviter à leur client respectif d'avoir un trop gros montant à payer, tels deux parents d'élèves qui se disputent devant la directrice pour savoir lequel de leurs marmots a eu le premier l'idée de pisser sur un ordinateur.

 

Les prières de Maître Gims ne sont pas super efficaces


On ne sait pas bien si le marabout de Gims a besoin de vitamines ou s'il est toujours aussi inefficace mais pour quelqu'un qui a prié en souhaitant « l'anéantissement » de Booba, le plan a échoué. On l'imagine donc devant une multitude d'écrans diffusant la mêlée sous tous les angles possibles en train de grogner « caramba, encore raté ! ». Mais ce n'est que partie remise, peut-être que maintenant les deux vont se battre à distance ce qui serait déjà plus encourageant.

 

Et le gagnant c'est...

Internet.

C'est toujours internet.

On. Ne. Le. Dira. Jamais. Assez.

Bref, merci pour le spectacle, merci Booba, merci Kaaris, the show must go on et pour ceux qui n'auraient toujours pas bien compris, on se quitte sur le meilleur résumé de cette affaire.