EN DIRECT - "Nous avons fait face à une volonté de tuer" estime Castaner devant l'Assemblée nationale

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Castaner veut renforcer les moyens policiers

Sur les moyens des forces de l'ordre, le ministre de l'Intérieur a déclaré que "le risque lié aux manifestations avait été anticipé (...) nous avions adapté notre dispositif" et l'"Arc de Triomphe était protégé par deux forces". "Le moment précis où ces violences ont commencé (...) conserve une partie d'aléas" a-t-il néanmoins reconnu face aux députés ce lundi soir.

Il faut "renforcer nos forces de l'ordre sur Paris" pour "se donner les moyens d'être plus mobiles" a affirmé Christophe Castaner, qui a aussi précisé qu'il fallait "réfléchir ensemble à revoir la doctrine en profondeur" avant samedi, pour anticiper la possibilité d'un acte IV des gilets jaunes.

"Face à ces nouvelles formes de violence, il faut que nous puissions avoir des moyens différents" a déclaré le ministre,  "car nos doctrines ne sont plus adaptées aujourd'hui" a-t-il expliqué face à la commission des Lois. Christophe Castaner dit craindre par exemple "une multiplication des lieux" de manifestation. 

Xavier Bertrand prône le gel des augmentations

Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand, qui sera l'invité de BFMTV et RMC ce mardi matin, a prôné lundi soir sur France 2 le "gel des augmentations prévues" lors du premier trimestre 2019 pour tenter de dénouer la crise des "gilets jaunes". L'ancien ministre a estimé que "celui qui a une responsabilité maintenant pour sortir de ces blocages" est "le président de la République".

"Il doit décider dans un premier temps le gel total de toutes les augmentations qui sont décidées au 1er janvier, au 1er février, au 1er mars. Il y a les augmentations de carburant mais aussi l'énergie - l'électricité notamment - et l'augmentation des prix alimentaires (...)", a-t-il plaidé, estimant que le pays était menacé "par le chaos". 

Nous avons fait face à "une volonté de tuer"

"Ce à quoi nous avons eu affaire, c'est une volonté de tuer nos forces de l'ordre" a fait savoir pendant son audition Christophe Castaner. "Certains, on les connaît viennent de l'ultra-droite, d'autres de l'ultra-gauche. Mais s'ils ont pu vouloir guider le mouvement, ils n'ont jamais été maîtres du mouvement." Mais "à aucun moment, ils n'ont mené le mouvement" a insisté le ministre de l'Intérieur, qui a aussi fait savoir que les forces de l'ordre faisaient face à une "très grande fatigue". 

Macron demande une mesure de reconnaissance pour les CRS

Le président Emmanuel Macron a souhaité que soit mise en place pour les CRS mobilisés samedi une reconnaissance de leur engagement, a indiqué l'Elysée ce lundi soir.

207 gilets jaunes et plus de 200 policiers blessés à l'échelle nationale

Lors de son audition devant l'Assemblée nationale ce lundi, le ministre de l'Intérieur a indiqué que 207 gilets jaunes et plus de 200 policiers avaient été blessés à l'échelle nationale, samedi. Christophe Castaner, qui a rendu "hommage aux forces de l'ordre", a estimé qu'ils s'agissait de "violences rarement atteintes".

"Attaquer les forces de l'ordre, c'est attaquer la République (...). Ce qui retient notre attention et nous touche tous, ce sont les violences portées à l'Arc de Triomphe" a déploré le ministre. "Ce qui s'est passé est à la fois honteux, indigne de notre pays, de notre histoire."

Christophe Castaner entendu par la commission des Lois de l'Assemblée  

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est auditionné ce lundi soir 20 heures par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, après notamment les violences à Paris samedi.

Cette audition, ouverte à la presse, porte "sur les événements survenus, au cours des dernières semaines, en France hexagonale et dans les outre-mer, à l'occasion des manifestations dites des gilets jaunes, en particulier à Paris les samedis 24 novembre et 1er décembre", précise par communiqué la commission présidée par Yaël Braun-Pivet (LREM).

Anne Hidalgo déplore les dégâts considérables à Paris

La maire de Paris Anne Hidalgo estime "entre 3 et 4 millions d'euros" les dégâts causés par les violences en marge de la manifestation des gilets jaunes à Paris samedi, pour les seuls "mobiliers urbains", a-t-elle dit lundi sur France 3.

Cette estimation, encore partielle, ne concerne pas les commerces, ni l'Arc de triomphe, qui a été fortement tagué et en partie saccagé par des manifestants samedi. Depuis samedi soir, les personnels municipaux ont déblayé "900 m3 de gravats" et sont intervenus sur "plus de 200 épaves" de voitures brûlées, a précisé Anne Hidalgo.

Les chiffres donnés par la préfecture de police font état de 249 "départs de feu" pour la journée de samedi, soit 112 véhicules, 130 mobiles urbains et 6 bâtiments.

Un gilet jaune blessé à Toulouse dans un état "critique"

L'état de santé d'un manifestant du mouvement des gilets jaunes qui avait été blessé samedi à Toulouse, s'est "aggravé de façon critique", d'après le préfecture. Selon les pompiers, l'homme de 28 ou 29 ans aurait été blessé par un tir de flash-ball.

"Samedi 1er décembre, une victime a été transportée au CHU de Purpan à Toulouse sans indication de gravité. Son état s'est aggravé dimanche de façon critique. Il est hospitalisé en neurochirurgie", a précisé la préfecture de Haute-Garonne.  

Les affrontement se poursuivent sur l'île de La Réunion

Les affrontements se poursuivent lundi soir à La Réunion entre des "gilets jaunes" et les force de l'ordre, autour du barrage du Grand Port maritime de l'île. Alors que seuls deux ou trois barrages persistaient lundi sur le territoire, la situation est restée tendue toute la journée au niveau du Port-est, seul port marchand et poumon économique de La Réunion, bloqué depuis 15 jours.

En début d'après-midi, environ deux cent "gilets jaunes" sont revenus et des affrontements ont eu lieu, notamment quand les forces de l'ordre ont détruit des "paillotes" installées par les manifestants depuis le début du conflit. Parmi les manifestants se trouvaient beaucoup de jeunes sans gilet jaune. Du gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes ont été lancés par les forces de l'ordre, tandis que les manifestants ont répondu par des galets, des feux d'artifices et divers projectiles.

Une réunion ministérielle en cours à l'Elysée 

Une réunion ministérielle est en cours lundi soir à l'Elysée sur la crise des "gilets jaunes", en présence du Premier ministre Edouard Philippe, a appris l'AFP de sources concordantes. Outre le chef du gouvernement, plusieurs membres du gouvernement participent à cette rencontre, dont le ministre de l'Economie Bruno Le Maire et celui des Comptes publics, Gérald Darmanin, ont précisé ces sources.