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L'ACTUS

(Municipales 2020) PONT-SAINTE-MAXENCE : DIDIER GASTON CANDIDAT CONTRE ARNAUD DUMONTIER

Didier Gaston conseiller d’opposition se présente à Pont-Sainte-Maxence aux prochaines élections municipales en 2020.  Ingénieur des Mines, cet homme de 58 ans a occupé le poste d’adjoint aux transports et développement durable de 2008 à 2014 pendant le mandat  de  l’ancien maire Michel Delmas. Il revient aujourd’hui sur la scène politique avec son mouvement « J’aime ma ville je m’engage pour Pont-Sainte-Maxence » . Rencontre.

Depuis quand faites-vous de la politique ?

Didier Gaston : Mon premier engagement politique c’était il y a une quinzaine d’années, mais en réalité le coeur de mon action a toujours été dans le monde associatif. Cela remonte à mes 18 ans,  lorsque j’ai créé ma première association. Puis  j’ai enchaîné.  À Pont-Sainte-Maxence, j’ai beaucoup oeuvré dans le tennis, le Hand. Puis au moment des dernières élections municipales, j’ai créé une association qui s’appelle O’rizons.

En quoi cela consiste ?

Je ne voulais pas rester sans rien faire et oeuvrer dans le domaine social. C’est ce que fait cette association. On est 120 personnes avec des dizaines d’activités. On pratique un système d’échanges locaux où les gens viennent  partager des savoirs et des biens sans notion d’argent. Nous avons aussi  créé un « repair café ». C’est un endroit où les gens viennent déposer des objets pour les faire réparer.  Notre but c’est de porter des projets qui présentent un intérêt pour la population.

Pourquoi vous présentez-vous aux prochaines élections municipales  ?

Au départ mon but n’était pas de me présenter. Mais finalement  j’ai décidé de m’engager pour faire quelque chose qui me paraissait utile. J’ai lu beaucoup de choses sur les démarches citoyennes et j en conclut qu’aujourd’hui la politique peut être imaginée  faite autrement à travers une démarche citoyenne.

C’est-à-dire  ?

Je trouve qu’aujourd’hui dans les partis politiques il y a trop d’ intérêts qui ne sont pas des intérêts locaux. La manière de gérer et d’organiser une ville ne va pas assez dans le sens de l’intérêt général pour la commune.

Beaucoup de futurs candidats peuvent tenir ce discours. Concrètement que vous voudriez changer ?

Oui c’est vrai. Beaucoup d’élus tiennent ce discours-là. C’est aussi pour cela que j’ai adressé un courrier en juin dernier à destination de plusieurs milliers d’habitants en leur demandant de venir travailler avec moi. Je n’ ai pas regardé si il était de droite ou de gauche, car je pense qu’on peut travailler de manière beaucoup plus large qu’on ne le fait actuellement dans toutes les communes de France.

Comment cela pourrait fonctionner ?

On peut mettre en place rapidement des comités de quartiers avec des budgets qui permettraient aux  habitants de définir des choses simples dont ils ont besoin. Chaque Habitant devrait pouvoir parler de son quartier et permettre d’avancer des idées intéressantes.  Si vous mettez place des systèmes démocratiques avec des lieux de débats, d’échanges, des moments de prise de décision par exemple la création de conseils de sages qui réuniraient des personnes de milieux divers  : économiques, associatifs.. Des conseils pour enfants et qui prendraient en compte l’avis du citoyen , je suis persuadé que dans une ville au-delà des courants politiques, s’il y a des instances de gouvernances adaptées, les gens peuvent vite se mettre vite d’accord pour ce qui concerne leur commune. Mais malheureusement beaucoup de politiciens ont le sentiment de détenir la vérité.

Une démocratie participative ?

Voilà. Aujourd’hui en France il y a 1300 villes qui travaillent justement sur des principes d’actions citoyennes. Si jamais on gagne aux prochaines élections c’est ce que l’on fera rapidement. Nos trois niveaux d’action  se feront à destination, des quartiers, de la ville et au niveau de l’intercommunalité. Ce sont trois domaines ou un maire peut agir. »

Comment vous situez-vous en matière d’écologie ?

Oh moi l’écologie ça fait 30 ans que j’en fais.  C’est pas un sujet que je découvre aujourd’hui ! dans une ville la première chose faire en matière d’écologie c’est la promotion des transports collectifs, le  covoiturage , des bus et des aménagements différents. Il y a aussi tout ce qui a attrait au logement comme la précarité énergétique dont on ne parle pas assez et qui touche des millions de Français..

C’est-à-dire ?

Beaucoup de personnes dépensent plus 20 % de leur budget dans l’énergie . Soit pour aller au travail, sois pour se chauffer. Il faudrait pouvoir travailler sur l’isolation des maisons, sur d’autre mode de chauffage . La difficulté c’est le montage financier. Souvent les sommes sont importantes à engager. Mais il y a des solutions. Et si on peut leur faire gagner  15 % de leur budget, grâce a ces actions-là, cela serait très important.

Comment vous organisez-vous  pour les prochaines élections ?

En juin dernier on a fait une lettre qu’on a adressée à l’ensemble des habitants de la ville pour les solliciter.  On va continuer nos actions de porte à porte. On va aller à la rencontre des gens. On a déjà une vingtaine de personnes dans notre mouvement et nous sommes  en train de faire une charte que l’on va présenter en septembre.

Il y aura il des politiques ?

On n’empêche pas les politiques de nous rejoindre, mais la seule chose qu’on leur demande c’est de ne pas profiter de notre mouvement citoyen pour faire la promotion de leurs partis. »

Quelle est votre «  étiquette » politique ?

Je suis sans étiquette.

Vous pensez que cela est possible d’être sans étiquette?

Oui. Je pense qu’on peut être aujourd’hui maire d’une ville sans étiquette et travailler aussi bien avec un conseil général de droit ou régional centre droit. Ya pas de soucis. On peut travailler tous ensemble si on met à côté en place des structures adaptées.

C’est-à-dire ?

Des commissions ouvertes, des comités de quartier, des conseils municipaux aménagés

La pratique de la politique est-elle arrivée à un tournant de son histoire ?

Oui je pense que la politique telle qu’on la connaît aujourd’hui, rythmé par des élections régulières, est elle à bout de souffle . Les gens n’ont plus envie d’attendre 6 ans pour pouvoir donner leur avis. Ils ont envie d’être associés . Au niveau local on peut faire des référendums…

Je pense que si on ne réinvente pas une politique citoyenne et si on ne propose pas aux individus une autre  manière  de gouverner on prend le risque des les voir  partiront dans les partis extrêmes et après ce sera trop tard. Il faut absolument donner le goût aux gens de s’intéresser à sa cité. C’est ça être citoyen. Nous proposerons donc un programme et une méthode de gouvernance participative.

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