Express Radio
L'ACTUS

Compiègne : la mairie pointée du doigt après l’accident qui aurait pu coûter la vie à un jeune cycliste

Après dix jours à l’hôpital, Tino, 12 ans, sort ce lundi. L’association AU5V reproche à la ville de Compiègne de ne pas avoir réalisé les aménagements cyclables prévus par la loi.

Tino, le jeune cycliste de Compiègne va mieux après dix jours passés à l’hôpital d‘Amiens, il doit regagner son domicile aujourd’hui lundi 26 août. 

Vendredi 16 août, Tino roule à vélo avenue de la Faisanderie à Compiègne lorsqu’une voiture qui roule vite selon les témoins, le renverse.

Dix jours après, le chauffeur est toujours en fuite. La police cherche encore des témoins de l’accident.

La sécurité est l’affaire de tous : usagers de la route mais aussi collectivité locale comme le souligne l’association AU5V :

Cet accident est survenu sur une voie nouvelle créée en 2018 qui n’a pas été aménagée conformément à la loi. Lors de la création de cette voie, aucun aménagement cyclable n’y a été réalisé.

Que dit la loi ?

La loi Laure (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie) de 1996 est pourtant claire :

A l’occasion des réalisations ou rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation.

L’association de pratiquants du vélo pointe du doigt une carence d’aménagement qui pourrait coûter aux maires qui ne respectent pas la loi et de rappeler :

En cas d’accident impliquant un cycliste après la réalisation de l’aménagement contesté, le mécanisme de la responsabilité pénale personnelle du maire prévu à l’article L 2123-34 du code général des collectivités territoriales. De plus, l’Assurance Maladie invite désormais les victimes d’accidents causés par un tiers à le lui déclarer afin qu’elle puisse obtenir le remboursement des frais engagés pour les soins liés à l’accident.

Une responsabilité qui, si elle était engagée, pourrait coûter cher pour les mairies de Compiègne, mais aussi d’autres villes comme la Chapelle-en-Serval, et Gouvieux qui ne respectent pas cette obligation toujours selon l’association.

Related posts

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désabonner si vous le souhaitez. Acceptez Lire la suite